CPF : le hold-up silencieux de l’État sur la formation des Français

le 10/04/2026

Alors que le gouvernement nous avait promis des économies dont on attend toujours les sources concrètes, il a préféré trouver encore une source de taxation sur le dos des travailleurs français.

Le démantèlement progressif du Compte Personnel de Formation (CPF) appartient clairement à cette seconde catégorie.

À compter du 26 février 2026, des millions de Français auront perdu un droit fondamental : celui d’utiliser librement l’argent issu de leurs propres cotisations pour se former.

Un droit financé par les travailleurs, confisqué par l’État.

Le CPF n’est pas une aide sociale.
Ce n’est pas un cadeau de l’État.
Ce n’est pas une dépense publique généreuse.

Le CPF est financé par le travail, par des cotisations prélevées sur les salaires.
Il appartient donc, légitimement, à celles et ceux qui l’ont alimenté.

Or que fait aujourd’hui l’État ?

Sous couvert de “sécurisation” du dispositif, il a décidé :

  • d’imposer une participation financière obligatoire à chaque utilisation du CPF,
  • fixée aujourd’hui à 103 euros,
  • avec une augmentation automatique indexée sur l’inflation,
  • et ce, à chaque mobilisation, puisque le CPF est désormais plafonné.

Autrement dit :

vous payez pour constituer votre CPF,
vous payez pour l’utiliser,
et vous paierez de plus en plus pour y accéder.

CPF : une double peine en pleine crise économique et sociale

Cette décision intervient dans un contexte particulièrement cynique.

👉 Crise du pouvoir d’achat
👉 Instabilité de l’emploi
👉 Reconversions professionnelles de plus en plus nécessaires
👉 Accélération des transformations économiques et technologiques

Jamais les besoins de formation n’ont été aussi cruciaux.
Jamais l’autonomie professionnelle n’a été aussi déterminante pour l’avenir des individus.

Et pourtant, c’est précisément au moment où les Français ont le plus besoin de se former que l’État choisit :

  • de restreindre l’accès à cet outil,
  • de décourager son usage,
  • et de faire des économies… sur l’argent des travailleurs.

Pire encore :
ce mécanisme permet à l’État non seulement d’économiser, mais de gagner de l’argent sur un dispositif censé appartenir aux citoyens, puisqu’à chaque fois que vous l’utiliserez, vous serez obligés de payer à nouveau 103 euros.

Le prétexte de la “sécurité”, encore et toujours

L’argument avancé est désormais bien connu :
la lutte contre la fraude, la sécurisation du système, la responsabilisation des usagers.