À l’ère du numérique, l’intelligence collective se réinvente grâce à l’intelligence artificielle. En combinant créativité humaine et assistance technologique, des outils boostés à l’IA permettent désormais aux groupes de travail de générer des idées plus riches, structurées et exploitables.
« L’intelligence collective, c’est ce qui permet à un groupe de produire des solutions ou des idées que chaque individu seul ne pourrait imaginer », a expliqué Alexandre Eisenchteter,fondateur de Stormz, dans un podcast réalisé par Learning By Doing. En milieu professionnel, son but est de résoudre des problèmes complexes ou stratégiques (un problème technique pointu en ingénierie, par exemple), que personne ne pourrait traiter individuellement. Pour qu’elle fonctionne, l’intelligence collective nécessite plusieurs éléments : un cadrage des ateliers, la définition des objectifs, l’identification des bénéfices pour les participants et la prise en compte des contraintes du facilitateur. Il est également crucial de prévoir la gouvernance post-atelier afin de transformer les idées en actions concrètes.
L’IA pour explorer de nouvelles pistes de réflexion
L’IA peut également générer des questions alternatives (« question storming ») pour amener les participants à considérer le problème sous de nouveaux angles. Par ailleurs, « elle propose des « lignes de pensée » qui analysent les idées en cours de rédaction pour suggérer des approfondissements ou des aspects à reconsidérer.
L’IA peut accélérer le processus de convergence sans imposer de solutions arrêtées. « Ce que toute personne devrait travailler, c’est sa capacité à danser avec l’IA pour penser plus en profondeur, créer des contenus de meilleure qualité », souligne-t-il. L’intelligence collective devient ainsi un continuum où les participants, le facilitateur et l’IA collaborent pour générer des solutions plus riches qu’avec des méthodes traditionnelles isolées.