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La fraude au président : un vrai problème pour les entreprises

Rédigé le 31/10/2019
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Par Agnès Boisliveau, Learning Designer chez Skillsday

Connaissez-vous la fraude au président qui sévit depuis le début des années 2010 ? Cette arnaque consiste à appeler un responsable financier d’une entreprise en se faisant passer pour le PDG. Le but ? Réclamer le virement d’une grosse somme d’argent. Pour y arriver, toutes les méthodes sont bonnes : manipulation psychologique, reproduction de la voix grâce à l’intelligence artificielle… Les fraudeurs sont très bien organisés et ont déjà réussi à détourner des sommes colossales.

1) Des chiffres alarmants

La fraude au président est aussi appelée arnaque aux faux ordres de virement international (FOVI). La police estime le préjudice financier à 485 millions d’euros entre 2010 et 2016. Il est difficile d’obtenir des chiffres plus récents tant les entreprises victimes ne souhaitent pas communiquer là-dessus. Et on les comprend ! Se faire escroquer des milliers, voire des millions d’euros, ne constitue jamais une bonne publicité.

Quelques exemples malgré tout :

Le cabinet KPMG a été escroqué de 7,6 millions d’euros en 2012 ;

Michelin s’est fait dépouiller d’1,6 million d’euros en 2014 ;

L’équipementier aéronautique autrichien FACC détient un record de 42 millions d’euros volés en 2015 ;

Pathé a perdu 19 millions d’euros en 2018.

2) Qui sont les fraudeurs ?

Penser que les entreprises victimes sont naïves et que la vôtre ne se fera jamais avoir est une erreur. La fraude au président ne consiste pas à envoyer quelques spams. Elle est au contraire mise en place par de véritables réseaux criminels, très bien organisés.

Et le roi de la fraude au président, c’est Gilbert Chikli. Ce Franco-Israélien est en effet considéré comme l’inventeur de cette arnaque. Arrêté en Ukraine en 2017, il est aujourd’hui en procès en France et accusé, avec six autres personnes, d’avoir détourné 80 millions d’euros en  2015.

3) Comment s’y prennent les fraudeurs ?

Les méthodes sont nombreuses. La première consiste à utiliser tous les biais cognitifs possibles pour arriver à ses fins. L’escroc va tisser une véritable toile autour de sa cible en essayant de comprendre les ressorts psychologiques qui fonctionnent sur elle.

La personne au bout du fil a-t-elle peur de prendre une décision sans validation hiérarchique ? Le fraudeur va alors la rassurer en lui promettant que son manager la remerciera et sera fier d’elle.

Si la personne contactée est très procédurière et n’aime pas sortir du cadre, l’escroc va insister sur le côté confidentiel de la transaction. Il va la flatter en louant son professionnalisme et son honnêteté pour faire passer la pilule.

Les réseaux criminels sont aussi capables de reproduire la voix de votre PDG avec des logiciels d’intelligence artificielle. Ou de produire des faux mails tout à fait réalistes avec signature et logo de l’entreprise.

4) Pour contrer la fraude au président, formez-vous !

Bref, vous l’aurez compris, il n’est pas si évident de repérer l’arnaque. De nombreuses méthodes existent. Les fraudeurs ont en plus cette capacité à se renouveler sans cesse et aller toujours plus loin.

Skillsday vous propose aujourd’hui une formation courte et efficace sur la fraude au président. Sur mobile ou ordinateur et en quinze minutes, découvrez toutes les méthodes utilisées par les escrocs. Apprenez aussi toutes les bonnes pratiques pour vous protéger, au niveau des employés comme des entreprises.

Bien sûr, il n’y a pas de fatalité ! Cependant, avec 6000 tentatives de fraudes au président chaque mois dans le monde, il est temps d’adopter les bons comportements !

Pour en savoir plus, contactez-nous.

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